C'est là
où la vigilance, la responsabilité des Maitres et Maitresses est centrale. Sans
revendiquer autre chose que le respect de la liberté individuelle et intime,
chacun doit savoir que le choix de vivre librement son intimité telle qu'il ou
elle le souhaite, entre adultes consentants, est un choix désormais aussi
politique (dans le sens du vivre ensemble).
C'est le
choix de la confiance en nous même, le choix de notre liberté qui ne dépend que
de nous et de nous seuls.
C'est
notre dernier espace où nous pouvons décider de vivre tel qu'en nous même en
pleine liberté sans nuire à qui que ce soit.
Le premier
but de cette surveillance généralisée des comportements privés est de
conditionner les individus à la peur et à l'auto censure.
Ah, le
vieux rêve du monarque qui souhaitait que son peuple n'eut qu'une tête afin de
le décapiter d'un seul coup d'épée.
Ah, la
prévision visionnaire de Georges Orwell dans son livre 1984 dont les ventes
récentes ont été décuplées en 2013 suite aux déclarations du Président
Directeur Général des Etats Unis d'Amérique niant être "big brother".
Modeler
les individus dans la crainte de ne pas être dans la norme c'est s'appuyer sur
les réflexes enfantins de la peur de ne pas faire partie du groupe puisque nous
sommes des êtres sociaux comme les réseaux du même nom.
Criminaliser
les contestations politiques, corrompre les luttes syndicales ou
environnementales, inciter tout le monde à la consommation à outrance par la
publicité généralisée, imposer la soumission au modèle TINA (There Is No Alternative,
il n'y a pas d'alternative) par la manipulation de l'histoire humaine,
déresponsabiliser et décourager chacun en montrant sans cesse que les crimes
contre l'environnement, les fraudes fiscales et les corruptions de grandes
envergures restent impunis, déprimer les individus, montrer la guerre et
l'injustice a longueur de journal télévisé, déprimer surtout les jeunes, en les
constatant impuissants et faire savoir que le médecin est le seul et dernier
recours au mal être avec les pilules qui vont bien.
Une
population d'individus qui se pensent impuissants et qui ont peur est bien plus
facile à gouverner par un petit groupe de dominants.
Appliquer
à l'ensemble de la population mondiale qui consomme le conditionnement que l'on
applique à son esclave consentant ne peut se faire qu'avec la fabrique du
consentement.
Ceci
permet aux fortunes en place (établies sur la guerre et le commerce son autre
nom désormais) de continuer à accumuler encore avant d'être transmises, aussi
dans la peur, aux enfants, à la famille, qui prendront des pilules…Eux aussi.
La
fabrique du consentement est le versant caché de la société industrielle
devenue de la surveillance, société de la peur.
Le patron
de Google, lisse et insensible, dit "don ‘t be evil" ne soyez pas le
mal avec une idée très limite de ce qui est mal lorsqu'il déclare par ailleurs que la politique de google est toujours d'être au bord du sinistre...
Mentir
c'est mal…
Pourtant
sans quelqu'un pour mentir, Anne Franck n'aurait jamais eu le temps d’écrire
son journal. Et ce n'est pas défendre le mensonge mais restituer la confiance
dans l'humain et dans son aptitude au discernement, en pleine responsabilité,
libre de vivre comme il l'entend sans peur ni pilules, sensible à lui même, aux
autres et à l’incroyable relief du monde…
Vivre tel qu'il ou elle se sent être.

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