mardi 26 août 2014

Vivre Maitre / esclave : pas question d'avoir peur.



C'est là où la vigilance, la responsabilité des Maitres et Maitresses est centrale. Sans revendiquer autre chose que le respect de la liberté individuelle et intime, chacun doit savoir que le choix de vivre librement son intimité telle qu'il ou elle le souhaite, entre adultes consentants, est un choix désormais aussi politique (dans le sens du vivre ensemble).
C'est le choix de la confiance en nous même, le choix de notre liberté qui ne dépend que de nous et de nous seuls.
C'est notre dernier espace où nous pouvons décider de vivre tel qu'en nous même en pleine liberté sans nuire à qui que ce soit.
Le premier but de cette surveillance généralisée des comportements privés est de conditionner les individus à la peur et à l'auto censure.
Ah, le vieux rêve du monarque qui souhaitait que son peuple n'eut qu'une tête afin de le décapiter d'un seul coup d'épée.
Ah, la prévision visionnaire de Georges Orwell dans son livre 1984 dont les ventes récentes ont été décuplées en 2013 suite aux déclarations du Président Directeur Général des Etats Unis d'Amérique niant être "big brother".
Modeler les individus dans la crainte de ne pas être dans la norme c'est s'appuyer sur les réflexes enfantins de la peur de ne pas faire partie du groupe puisque nous sommes des êtres sociaux comme les réseaux du même nom. 
Criminaliser les contestations politiques, corrompre les luttes syndicales ou environnementales, inciter tout le monde à la consommation à outrance par la publicité généralisée, imposer la soumission au modèle TINA (There Is No Alternative, il n'y a pas d'alternative) par la manipulation de l'histoire humaine, déresponsabiliser et décourager chacun en montrant sans cesse que les crimes contre l'environnement, les fraudes fiscales et les corruptions de grandes envergures restent impunis, déprimer les individus, montrer la guerre et l'injustice a longueur de journal télévisé, déprimer surtout les jeunes, en les constatant impuissants et faire savoir que le médecin est le seul et dernier recours au mal être avec les pilules qui vont bien.
Une population d'individus qui se pensent impuissants et qui ont peur est bien plus facile à gouverner par un petit groupe de dominants.
Appliquer à l'ensemble de la population mondiale qui consomme le conditionnement que l'on applique à son esclave consentant ne peut se faire qu'avec la fabrique du consentement.
Ceci permet aux fortunes en place (établies sur la guerre et le commerce son autre nom désormais) de continuer à accumuler encore avant d'être transmises, aussi dans la peur, aux enfants, à la famille, qui prendront des pilules…Eux aussi.
La fabrique du consentement est le versant caché de la société industrielle devenue de la surveillance, société de la peur.
Le patron de Google, lisse et insensible, dit "don ‘t be evil" ne soyez pas le mal avec une idée très limite de ce qui est mal lorsqu'il déclare par ailleurs que la politique de google est toujours d'être au bord du sinistre...
Mentir c'est mal…
Pourtant sans quelqu'un pour mentir, Anne Franck n'aurait jamais eu le temps d’écrire son journal. Et ce n'est pas défendre le mensonge mais restituer la confiance dans l'humain et dans son aptitude au discernement, en pleine responsabilité, libre de vivre comme il l'entend sans peur ni pilules, sensible à lui même, aux autres et à l’incroyable relief du monde…
Vivre tel qu'il ou elle se sent être.

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